Mars: Un projet privé européen prépare l’exploration de la planète rouge depuis le désert d’Oman

ESPACE Des recherches et des simulations des conditions de vie sur Mars ont été menées par des astronautes dans le désert d’Oman…

Des astronautes ont participé à un projet privé européen dans le désert d’Oman pour préparer l’exploration de Mars. — Sam McNeil/AP/SIPA

Au milieu des dunes et des dromadaires, une drôle d’expérience était menée cette semaine dans le désert d’Oman. Des astronautes en combinaison spatiale ont réalisé des recherches et des simulations des conditions de vie sur la planète Mars.

Ils sont venus dans le cadre du programme AMADEE-18, lancé ce jeudi par l’Austrian Space Forum sous le patronage du sultanat d’Oman et avec le soutien d’entreprises et d’universités privées. L’objectif est de trouver sa place sur un nouveau terrain de jeu extraterrestre aux contours encore assez vagues.

Innover hors des structures

Les chercheurs, inventeurs, professionnels de l’espace et passionnés sont retranchés dans un camp clôturé par des barbelés et sous la protection des forces armées locales. A l’intérieur ils réalisent différentes expériences, telles que faire rouler des véhicules autonomes à travers le camp ou bien faire pousser des légumes frais sous une serre en plastique.

Tout comme le milliardaire américain Elon Musk, qui vient de lancer dans l’espace Falcon Heavy, la fusée la plus puissante du monde, les membres de l’Austrian Space Forum partagent la volonté d’innover hors des structures de programmes spatiaux nationaux extrêmement rigides.

Un patrimoine qu’il faut « préserver »

Le président du Forum, Alexander Soucek, explique qu’il n’a pas de position officielle sur l’exploration et l’exploitation minières de l’espace, mais il pense que les futures missions tireront naturellement parti de ce qu’elles trouvent.

« Nous devrons utiliser les ressources que nous trouverons sur Mars car nous ne pouvons pas tout apporter de la Terre. C’est ce qu’on appelle l’utilisation in situdes ressources. Nous devons donc utiliser les choses que nous trouvons : tout d’abord pour soutenir la vie là-bas, pour soutenir les missions là-bas et, ensuite, à plus long terme, peut-être aussi pour d’autres choses », a déclaré Alexander Soucek.

« Nous devons trouver un équilibre entre poser le pied sur Mars et reconnaître qu’il s’agit d’un patrimoine commun et le préserver pour les générations futures », a tout de même nuancé Kartik Kumar, spécialiste des débris spatiaux.

Article originally posted by 20minutes.