Soirée en solo? Avec ces films anti-Saint-Valentin vous adorerez être célibataire

CINEMA Ce 14 février, il existe une alternative à Real – PSG et à « Love Actually »…

Daniel Kaluuya dans «Get Out». — Universal Pictures International France

On en connaît qui, ce mercredi, vont se laisser emporter une énième fois par un torrent de mièvrerie en matant Love Actually sous la couette. D’autres dont les cœurs vont battre la chamade en parfaite synchronisation devant Embrasse-moi !  ou Quand Harry rencontre Sally. Pour ces tourtereaux et amoureuses qui n’ont rien trouvé de mieux que regarder une comédie romantique à la Saint Valentin20 Minutes ne sera d’aucune aide.

Aussi, cet article s’adresse aux palpitants solos, à celles et ceux qui savent que l’amour vient quand on ne l’attend pas (et que, justement, elles et ils ne l’attendent pas), aux âmes pour lesquelles le 14 février est une date aussi réjouissante que celle de leur dernière extraction dentaire sans anesthésie, bref, aux célibataires. On a sélectionné quatre films qui leur feront se dire (au cas où ils et elles l’ignoreraient) que « célibat » rime avec « c’est sympa ».

NB : Cette suggestion de soirée DVD/Blu-ray/VOD/le-téléchargement-illégal-c-est-mal marche aussi pour celles et ceux qui ne veulent pas se cogner le match Real Madrid – PSG avec leur moitié.

  • Dans la série « Connaître ses classiques » : Soupçons d’Alfred Hitchcock (1941)

John rencontre Lina dans un train. Cette dernière n’est pas insensible à ce beau parleur qui n’a pas grand peine à la séduire. Le mariage, même si les parents bourgeois de la jeune femme désapprouvent, semble une évidence. Mais une fois la bague au doigt, Lina réalise qu’elle n’a pas forcément épousé John pour le meilleur…

Le maître du suspense approche ici la vie maritale comme une source d’angoisse permanente. Le scénario est brodé autour de la question : et si le but de John était de tuer Lina ? Autrement dit, un enjeu bien plus flippant que le traditionnel « A-t-il/elle pensé à acheter le pain, sinon comment je vais faire pour saucer mon ragoût ? » Les célibataires prendront un malin plaisir (les Allemands appellent ça shadenfreude et on n’a pas de mot équivalent en français) à voir cette oie blanche se laisser avoir par le beau gosse (alors qu’au début, il y a de quoi jalouser leur plan drague). A moins qu’elle ne se fasse des idées ? Quoi qu’il en soit, il est réconfortant de se dire que vous ne partagez pas la vie d’une personne qui a peut-être empoisonné votre Nesquick…

  • Le plus anti-Bridget Jones : Les Gazelles de Mona Achache (2013)

Marie et Eric achètent un appartement et patatras. Alors qu’ils sont ensemble depuis le lycée, elle se dit que son bonheur est ailleurs et le largue. La voici prête à découvrir un univers méconnu : le célibat.

Oubliez Bridget Jones chialant sa solitude en braillant All by myself en pyjama. Le célibat, ce n’est pas un drame et même s’il implique certaines déconvenues, il est aussi synonyme de liberté. Portée par Camille Chamoux, cette comédie ne fait pas de la conquête du prince charmant un but ultime et ça fait du bien. Le regard de la société sur les trentenaires célibataires (« gniagniagnia l’horloge biologique », « gniagniagnia quand est-ce que tu nous ramènes quelqu’un ? »…) est suffisamment lourdingue que ça fait du bien d’en finir, ne serait-ce que durant l’heure et demie que dure le film, avec la culpabilisation.

  • Le plus oublié : A la folie… pas du tout de Laetitia Colombani (2002)

Angélique, étudiante aux Beaux-arts, est amoureuse de Loïc, un cardiologue déjà marié. Elle en est sûre : il est l’homme de sa vie. Or, il lui pose lapin sur lapin. Pourquoi se comporte-t-il comme un goujat avec elle ?

Juste après avoir fait chavirer le public en Montmartroise pleine de fantaisie (on parle du Fabuleux destin d’Amélie Poulain), Audrey Tautou enchaînait avec un rôle plus complexe d’amoureuse transie face à Samuel Le Bihan. Le retournement de situation qui surgit à mi-parcours rassurera les célibataires qui pensent abuser lorsqu’ils ou elles envoient un SMS à un ou une ex…

  • Le plus oscarisable : Get Out de Jordan Peele (2017)

Chris est noir, Rose est blanche. Ils sont amoureux et ça fait un petit moment que ça dure. La jeune femme décide donc de présenter son nouveau compagnon à ses parents. Mais le week-end chez beau-papa et belle-maman va se révéler éprouvant pour Chris…

Succès surprise de 2017 – il a dépassé le million d’entrées en France – ce thriller est en lice pour les oscars des meilleurs films, réalisateur, acteur et scénario original. En plus de son indéniable dimension politique qui titille le racisme et l’hypocrisie du pays de l’Oncle Sam, il rappelle que la plupart du temps, rencontrer ses beaux-parents relève de l’expérience cauchemardesque. Ne serait-ce que parce que belle-maman vous a mitonné une langue de bœuf aux choux de Bruxelles et que beau-papa ne dit pas un mot, trop occupé à vous juger. Ou inversement.

Article originally posted by 20minutes.